Remise du Prix du Civisme
A l'occasion du Congrés des Amicales, qui s'est déroulé en octobre dernier, et sur proposition de l'Amicale de Masséna, l'Union des "A" a remis le Prix du civisme, accompagné d'un chèque de 150€, à deux récipiendaires : Maïlys Lorenzi-Raynaud (présente), Zari Freeze (absente) qui écrivirent et lurent des textes à Saint-Julien-du-Verdon le 11 juin dernier. C'est là que chaque année devant une grande foule, on commémore cinq jeunes élèves du lycée, résistants, qui furent fusillés par les allemands en 44.
Discours hommage de Zari Freeze, élève de seconde 508 du lycée Masséna, dans la classe de Mme Barsu
Le 11 juin 1944, 11 résistants français ont été fusillés par le Gestapo à Saint-Julien-du-Verdon. Cinq d’entre eux étaient des jeunes.
Qu’est-ce que ces cinq jeunes penseraient d’aujourd’hui ? Ils avaient mon âge. Ils étaient lycéens. Lycéens ! Je ne m’imagine pas, au milieu d’une guerre terrible, lutter contre l’envahisseur, même au prix de ma vie ! Lutter pour quelque chose qu’on ne voit pas, pour une liberté qui peut-être n’arrivera jamais ? Je ne veux pas être dans la majorité, ayant trop peur d’agir, voyant la souffrance et l’horreur et ne faisant rien.
Il faut que je vous dise quelque chose : mon arrière-grand-mère était allemande. Chrétienne. Elle était jeune au début de la deuxième guerre mondiale. Elle avait une amie - mais dès qu’elle a découvert qu’elle était juive, elle ne lui a plus parlé. Elle ne l’a jamais revu de sa vie. Depuis ce moment-là, elle a toujours vécu avec le regret, le regret qu’elle n’avait pas vu plus loin que la propagande Nazi, qu’elle n’avait pas vue son amie comme elle l’était : une amie, une personne innocente. Elle a regretté de n’avoir rien fait. Moi j’ai peur de ça, j’ai peur de faire la même chose qu’elle si j’étais dans sa situation. Je ne veux pas ne rein faire. Je ne veux pas avoir des regrets jusqu’à la fin de ma vie.
Mais, ces cinq jeunes, de mon âge, ont résisté. Ces jeunes,
Césaire Aubé,
Gilbert Campan,
Roger Demonceaux,
Francis Gallo,
Jaques Adam,
avaient tous entre 16 et 23 ans. Ils ont résisté ! Ils ont eu le courage de s’élever contre l’ennemi. Ces jeunes de mon âge ont tout risqué pour un futur meilleur ; ils sont même morts pour leur cause. Ils sont des exemples pour nous tous.
Et en ce temps de guerre, de conflit, en Ukraine mais pas seulement, ce temps de violence et de terrorisme, rappelons-nous de ces cinq jeunes. Rappelons-nous de leur sacrifice. Gardons cette âme résistante dans notre cœur, souvenons-nous du passé pour agir et bâtir un meilleur futur.
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